Une façon légère de reprendre le chemin des écoliers

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Une façon légère de reprendre le chemin des écoliers

Le conte du maître et de l’élève (inspiré d’un vieux conte hindou) 

En Inde, dans une région proche du Tibet, il était une fois un maître et son élève. Quand le maître et l’élève eurent débattu des conditions pratiques d’usages, le maître commença son enseignement. Il dit à son élève : « Tu dois être fort. Va chercher qui tu es. »

L’élève partit chercher la force et un an plus tard il revint voir son maître et lui dit : « Je suis fort.« 

Pour montrer sa force, il prit un roc qu’il aurait été incapable de déplacer une année auparavant, le leva au-dessus de sa tête et le fracassa en mille morceaux sur le sol. « Très bien, dit le maître, tu es fort. Maintenant, tu dois être intelligent, va chercher qui tu es.« 

L’élève partit chercher l’intelligence et trois ans plus tard il revint voir son maître et lui dit : « Je suis intelligent.« 

Le maître lui donna un texte très volumineux.  « Tu viens m’en parler dans trois heures.« 

Ce temps écoulé, le maître et l’élève parlèrent de l’ouvrage d’égal à égal, jusqu’au lever du jour. Le maître à ce moment-là dit : « Tu dois être sensible. Va chercher qui tu es…« 

L’élève partit et son absence dura dix ans. A son retour il montra au maître toute sa sensibilité. « Très bien dit le maître, tu es fort, intelligent, sensible, tu dois aussi être rigoureux…« 

L’élève lui coupa la parole et poursuivit : « Je suis qui je suis. » « Je n’ai plus rien à t’apprendre, répondit le maître. Va, ton chemin est bien le tien.« 

 

Le conte de celui qui se laisse définir et accepte ainsi d’ignorer ses possibles 

« Au pays de mon enfance, il était une fois un jeune garçon qui découvrit un œuf merveilleux dans le nid d’un aigle. Il s’en empara, redescendit au village et mit l’œuf magnifique à couver dans le poulailler de la ferme de ses parents.

Quand l’œuf vint à éclore, un petit aigle en sortit et grandit parmi les poussins, picorant sa nourriture comme ses compagnons.

Un jour, regardant en l’air, il vit un aigle qui planait au-dessus de la ferme. Il sentit ses ailes frémir et dit à un de ses frères poulets :

« Comme j’aimerais en faire autant !« 

« Ne sois pas idiot, répondit le poulet, seul un aigle peut voler aussi haut.« 

Honteux de son désir, le petit aigle retourna gratter la poussière et picorer son grain, le bec au sol. Il ne remit plus jamais en cause la place qu’il croyait avoir reçue sur cette terre.

Imaginez que l’aiglon de cette histoire ait refusé de se laisser définir par les autres et qu’il se soit appuyé sur son envie ! Comme l’aigle dans le ciel, il serait devenu ce qu’il est.

 

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